vendredi 22 octobre 2010

Bienvenue dans la Saga de gares à Mons-Borinage!

Bienvenue dans la grande Saga des gares dans le pays de Mons et du Borinage! Chez nous, en Belgique, c'est ici que tout a commencé pour le rail, engendré par le charbon. Notre photo montre le réseau du charbonnage de Saint-Louis à Flénu... Tout un symbole! C'est par le rail que le charbon a vécu ses plus grandes heures dans la région. C'est aussi la fin du charbon qui a partiellement tué le rail. Paradoxe de l'histoire...

jeudi 21 octobre 2010

Le Haut et Bas-Flénu... au début

Le Chemin de Fer du Haut et Bas-Flénu est le berceau du réseau ferroviaire du Borinage, et peut se targuer d’être le premier réseau chemin de fer en Belgique.
La volonté royale de construire sur le sol belge un « réseau ferroviaire d’utilité publique » a engendré, entre 1831 et 1835, de longs et très sérieux débats parlementaires. « Pourrait-on encore respirer normalement à une telle vitesse…? » se demandaient certains élus incrédules… Bref, la première ligne des chemins de fer de l’Etat belge sera inaugurée entre Bruxelles et Malines en 1835, une ligne à vocation marchandises, qui deviendra rapidement accessible aux voyageurs. Dans le Borinage, une société pionnière "Des Chemins de Fer du Haut et du Bas Flénu" avait déjà vu le jour en 1833... C'est donc que tout a commencé. (Photo Gare de Flénu Produits).

mercredi 20 octobre 2010

Vers les rives du canal

Le 7 mars 1836, la « S.A. des Chemins de Fer du Haut et du Bas-Flénu » inaugure une communication ferroviaire entre 20 charbonnages. Le cahier des charges fait état d’un chemin de fer à ornières ayant pour objet de rattacher les rivages du canal de Mons à Condé au centre des houillères du Haut et Bas-Flénu. D’abord hippomobile, la traction va se mécaniser. Le cheval sera enfin remplacé par la vapeur en 1852. Des 62km que comptera le Chemin de Fer du Haut et Bas-Flénu, 42 seulement retourneront au domaine de l’Etat en 1871. (Photo: pont levant sur la canal de Mons à Condé à Jemappes)

mardi 19 octobre 2010

Autre pionnier, le "chemin de fer de Saint-Ghislain"

Le Haut et Bas-Flénu sera raccordé en 1852 à la gare charbonnière de Jemappes, en 1856 en gare de Frameries à la ligne de Mons à Hautmont, en 1866 au chemin de fer de Saint-Ghislain… une triple jonction qui donnera au Haut et Bas-Flénu tous les débouchés possibles pour écouler son charbon, par rail et via le canal. La société du « Chemin de fer de Saint-Ghislain », fondée en 182, exploitait les branches de Saint-Ghislain à Warquignies, la branche vers le canal de Condé, les divers raccordements embranchés à Warquignies, la ligne de Mons à Hautmont via Cuesmes-Nord et Frameries, et enfin la ligne Warquignies – Pâturages – Frameries.

lundi 18 octobre 2010

L’influence du baron James de Rothschild, administrateur de la puissante société des "Chemins de fer du Nord français", a été très importante dans le développement de noter réseau ferré. Moyennant un court transit par les voies de l’Etat entre Saint-Ghislain, Quiévrain et Blanc-Misseron, le charbon du bassin du Couchant de Mons pouvait parvenir facilement sur le réseau Nord. Rothschild rachètera le « Chemin de Fer de Saint-Ghislain » en 1846. Même scénario avec la ligne Mons – Hautmont en 1858. Rothschild a le monopole du transport du charbon borain… Le « Nord-Belge » sera, dès 1854, le nom des lignes belges exploitées par le Nord français. (Photo de la gare de Blanc Misseron, France)

dimanche 17 octobre 2010

Mons, la ville aux 4 gares

L’inauguration de la première lignée ferrée en Belgique remonte à 1835. Le Roi et le gouvernement poussent le chemin de fer à se développer, à passer nos frontières. En Hainaut, un immense réseau de lignes industrielles se tisse. Les lignes principales, de l’Etat et du secteur privé, s’approchent de Mons. Une première gare est construite à l'intérieure des remparts de la ville, non loin de la place Louise. Une 2e gare sera érigé en 1874 à l’endroit de la gare d’aujourd’hui. Un bâtiment de plus de deux cents mètres de long (photo). L'immense réseau de la gare prend forme à l'emplacement actuelle. Le bâtiment de la gare sera touché par les bombardements de mai 1944 et devra être reconstruit. Le Ministre Achille Van Acker posera la première pierre de la gare actuelle le 8 décembre 1947. La gare sera inaugurée en 1952. Le futur, on le connaît... Une gare hi-tech sera construite à l'horizon 2015 sur les plan de l'architecte espagnol Santiago Calatrava.

samedi 16 octobre 2010

Cuesmes et ses 2 gares

Avant de commencer notre périple borain, il faut s’attarder quelque peu à la ligne internationale (96) vers Paris, qui passait par Cuesmes-Nord (photo) avant de rejoindre Frameries. La ligne Mons-Hautmont, d’une longueur de 27 kilomètres dont 16 en Belgique, est mise en exploitation à double voie en 1857 par la « Compagnie des chemins de fer de Mons à Hautmont et de Saint-Ghislain », présidée par le baron James de Rotschild. La première station en quittant Mons est celle de Cuesmes-Nord. En 1857, une 2e gare est construite, « Cuesmes-Trieu » qui deviendra « Cuesmes-Etat ». De Cuesmes, le rail filait donc d'une part vers la France via Frameries et Quévy et plongeait par ailleurs dans le coeur du Borinage via la ligne 98.

vendredi 15 octobre 2010

La gare de Cuesmes-Etat a vécu la grande révolution ferroviaire de l’électrification, fait qui précipita dans l’oubli la gare de Cuesmes-Nord.
En 1958, l’Europe jette les premières bases des lignes internationales à grande vitesse qui deviendront les « Trans Europ Express (TEE) » (photo), ancêtres de nos TGV. Impossible, cependant, d’emprunter le vieux tracé international vers Quévy via Cuesmes-Nord, la courbe, en sortant de Mons étant trop serrée. Un nouvel axe sera construit vers Cuesmes-Etat, poussant Cuesmes-Nord dans l'oubli.

jeudi 14 octobre 2010

Flénu: en route sur l'axiale ferroviaire boraine, la ligne 98

A la sortie de la gare de Cuesmes, la ligne 98 bifurque à droite pour se diriger vers la Malogne et Flénu. Flénu eut le privilège d'avoir deux gares dès 1873: Flénu-Central (photo) et Flénu-Produits. La première était à vocation exclusivement marchandises tandis que la seconde fut ouverte aux voyageurs vers Mons, Warquignies (ligne 98), Frameries (ligne 96) et Saint-Ghislain (ligne 98c).

mercredi 13 octobre 2010

Pâturages, la 4e gare de… Quaregnon !

La station de Pâturages n’est autre que la 4e gare implantée sur le territoire de… Quaregnon, avec celles de Quaregnon-Wasmuël, Quaregnon-Central et Quaregnon-Monsville. La gare de Pâturages (173) se verra dotée d’une bâtisse majestueuse, construite dans le pur style des années 1860-70, néo-Renaissance flamande. De nombreux raccordements industriels venant essentiellement des charbonnages locaux y étaient connectés.

mardi 12 octobre 2010

Wasmes, une gare et un point d'arrêt

Comme à Pâturages, les Chemins de fer construiront un bâtiment majestueux dans le style néo-Renaissance flamande. La station de Wasmes comptera, outre les deux voies principales de la ligne 98, une longue voie de cour une autre de 129 m en cul-de-sac aboutissant à la rampe de chargement. L’espace « marchandises » était éntre autres équipé d’un hangar... Commerces et cafés agrémentaient la petite place pavée de la gare qui avait même reçu les honneurs d’un « Hôtel de la Gare ». Wasmes avait un raccordement industriel charbonnier. Moins de 600 m après la gare de Wasmes, les convois passaient au point d'arrêt de Petit-Wasmes.

Le complexe de Warquignies

Le petit village de Warquignies occupait une situation stratégique sur le plan économique. Cela justifia l’implantation de la plus grande gare charbonnière de formation de la région avec un réseau de 40 voies! La ligne 98 passait par-là en direction de Dour via le point d'arrêt de Warquignies-Clinique et la petite gare de Boussu-Bois.

dimanche 10 octobre 2010

Dour, plaque tournante vers la France

La station de Dour disposait, à l'origine, d'une gare charbonnière moins importante que celle de Warquignies. Le passage, par là, de la ligne 98 nécessita la construction d'une gare pour voyageurs. De Dour, le rail plongeait vers la France via deux axes: la ligne 98 via Elouges (photo 2) vers Quiévrain et vers Blanc Misseron, et la ligne 98a via la Haut-Pays, Roisin-Autreppe vers Bavay.

samedi 9 octobre 2010

Quiévrain, gare-frontière

La première gare de Quiévrain est née en 1846 sur la ligne du "midi" (1842) venant de Bruxelles via Mons, actuelle ligne 97. Le bâtiment que nous connaissons aujourd'hui date de 1866. La station quiévrainoise était reliée avec la France via Blanc-Misseron. Elle fut équipée, dès 1890 d’une vaste infrastructure dont trois hangars aux marchandises. Le trafic transfrontalier battait son plein à l'époque. Les dernières heures de la ligne 98 via Elouges ont sonné en 1961. Le tronçon voyageurs vers la France fut fermé en 1984. Les derniers convois marchandises suivirent en 1992 et la ligne vers Blanc Misseron partiellement déferrée. La ligne 97vers mons fut électrifiée mise à voie unique en 1995. Lê bâtiment de la gbare, devenu insalubre, a été fermé au public en 1995 et remplacé par un petit bureau préfabriqué. Depuis 2005, on reparle d'un nouvelle jonction avec le Nord de la France... le projet stagne, malgré (presque) toutes les bonnes volontés...